dimanche 5 janvier 2014

La sortie du dimanche - Le loup de Wallstreet


 Non, je ne suis pas allée voir le second volet du Hobbit et non, je n'irai pas le voir ; J'en ai marre de payer pour voir des films qui ne m'intéressent pas, et j'en ai marre de me faire du mal volontairement. Je te prie de bien vouloir m'excuser si tu attendais un méchant spoiler là-dessus de ma part. Si ça peut te consoler un peu, je t'invite à lire ce que mon Maître à spoiler a rédigé à ce sujet.
Par contre je suis allée voir le dernier film de Scorsese  : Le Loup de Wallstreet, cinquième collaboration entre Scorsese et DiCaprio. Je te préviens, je n'ai rien à dire de négatif sur ce film : j'ai pris mon pied, j'ai pleuré de rire, et je me suis éclatée à m'en faire mal aux cotes.

 Le Loup de Wallstreet est adapté de l'histoire vraie de l'escroc Jordan Belfort, interprété par un excellent DiCaprio. D'ailleurs, ce brave Leonardo, il est un peu comme un bon vin ou un bon fromage : il se bonifie avec l'âge. Bref. Scorsese nous entraîne dans trois heures rythmées où on se bidonne bien, à travers lesquelles nous assistons à l'ascension et à la chute de Jordan Belfort, un jeune loup qui en veut toujours plus, loup parmi tous ceux de cette meute enragées de courtiers camés, obsédés, dépravés, baignant dans les lancers de nains et la cocaïne, irrésistiblement pathétiques. Trois heures de films c'est quand même très long, mais tout est très bien huilé et chaque scène est tellement bien à sa place qu'on en redemande (hormis peut-être la petit baisse de régime à la fin du film, seul point à peu près négatif que j'ai à trouver à ce film. Et Jean Dujardin dont je me serais bien passée).

Le but du film n'est absolument pas de traiter en détail du fonctionnement et de la mécanique de Wallstreet et s'apparente plus à Casino plutôt qu'à BFM-TV ─ et heureusement ; Ce film te parle d'un con trop ambitieux, d'un humain, tout simplement. On retrouve exactement le Scorsese des Affranchis, celui qui te plonge dans le monde des crapules avec assez de recul pour que ce soit drôle, pertinent et sans arrière-pensée moralisatrice. Et comme les gangsters de ses précédents films, Jordan est une ordure sans nom, prétentieux, égocentrique, misogyne, cynique, aussi détestable que fascinant. Tout comme dans Affranchis ou Casino, la caméra virevolte de personnage en personnage, le montage est rythmé et la narration appuyée par une voie-off parfaitement écrite et une BO absolument géniale qui déchire tout (tu en doutes ? Écoute donc ça ici).

Scorsese a l'air de s'être bien amusé en réalisant ce film. Il nous balance de la cocaïne, des dollars des culs et des nibards en veux-tu en voilà. Les dialogues et le comique de situation sont génialement mis en scène, tout est vraiment hilarant et d’une absurdité sans nom, ça fait vraiment plaisir. Malgré cela, Scorsese ne fait pas l’apologie de la décadence en revenant à la réalité à la fin ; Derrière ce film, il donne une véritable critique du monde financier et de ses protagonistes, et dans un sens plus large, de l’Amérique. Malgré ses 71ans, Scorsese n'a rien perdu de son talent. 

 Le Loup de Wallstreet est absolument délicieux, hilarant, porté par des acteurs brillants et truffé de scènes totalement dantesques, parsemées de dialogues complètement barges ; En somme, une putain de vraie bombe.

4 commentaires:

  1. Ah je me tate je me tate! J'irais bien le voir ( J'ai vu Don Jon et j'ai bien kiffé!)

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    1. Va le voir, il vaut vraiment le coup et beaucoup de critiques enthousiastes le voient déjà comme le film de l'année (2013, du coup).

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  2. Ce film me tentait, j'ai longuement hésité, mais là je dois dire que tu m'as convaincue. \o/ Merci pour cette critique !
    Baisers amicaux~

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    1. Eh bien vas-y, tu m'en diras des nouvelles !

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